Samantha Bailly et Julien Delmaire, auteurs : « Nous refusons de continuer à être des travailleurs au rabais »

La situation des auteurs en France est actuellement au cœur des débats. Face à la précarité de leur situation, plus de 600 écrivains ont signé une tribune dans « Le Monde » pour réclamer une nouvelle « loi Jean Zay » et un vrai statut social. Parmi ces signataires, Samantha Bailly et Julien Delmaire ont pris la parole pour expliquer les raisons de leur engagement et leur refus de continuer à être considérés comme des travailleurs au rabais.

Dans cette tribune, les auteurs dénoncent la précarité grandissante de leur profession, notamment en raison de la baisse constante des revenus liés à leurs œuvres. Ils soulignent également l’absence de protection sociale adéquate pour les écrivains, qui se retrouvent souvent démunis face aux aléas de la vie professionnelle.

Pour Samantha Bailly et Julien Delmaire, il est essentiel de reconnaître le travail des auteurs et de leur accorder un statut social à part entière. Ils insistent sur le fait que l’écriture n’est pas un passe-temps mais bien un métier à part entière, qui mérite d’être valorisé et protégé.

Les deux auteurs rejettent ainsi l’idée selon laquelle les écrivains ne seraient que des « artistes gâtés » en quête de privilèges. Ils rappellent que derrière chaque livre se cache un travail acharné, souvent peu rémunéré, et qu’il est temps de reconnaître la contribution essentielle des auteurs à la vie culturelle et intellectuelle de la société.

Face à cette mobilisation collective, le gouvernement est désormais interpellé pour prendre des mesures concrètes en faveur des auteurs. La création d’une nouvelle « loi Jean Zay », du nom du ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts qui avait instauré en 1936 un statut social pour les écrivains, est ainsi réclamée afin de garantir une meilleure protection sociale aux auteurs.

En conclusion, la tribune signée par Samantha Bailly et Julien Delmaire met en lumière les difficultés rencontrées par les auteurs en France et appelle à une reconnaissance de leur travail et de leur statut. Il est désormais urgent que des mesures concrètes soient prises pour garantir aux écrivains une rémunération décente et une protection sociale adéquate.