Lors d’une mission en eaux profondes, le Japon a réussi à extraire des sédiments contenant des terres rares, une découverte qui pourrait potentiellement réduire sa dépendance aux minerais stratégiques chinois. Cette annonce a été faite par le gouvernement nippon dimanche, suite à une mission d’essai menée dans le Pacifique à une profondeur de 6 000 mètres.
Les terres rares sont des éléments essentiels pour la fabrication de nombreux produits high-tech, tels que les smartphones, les voitures électriques ou encore les éoliennes. Actuellement, la Chine détient le monopole de la production mondiale de terres rares, ce qui crée une dépendance économique et politique pour de nombreux pays, dont le Japon.
Cette découverte constitue donc une avancée majeure pour le Japon, qui cherche depuis plusieurs années à diversifier ses sources d’approvisionnement en terres rares. En effet, en extrayant ces minéraux des fonds marins, le pays pourrait réduire sa dépendance à l’égard de la Chine et garantir ainsi sa sécurité économique à long terme.
Cette mission en eaux profondes marque donc une étape importante dans la stratégie du Japon pour sécuriser ses approvisionnements en terres rares. Cela pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives dans le domaine de l’exploitation des ressources marines, une activité qui suscite de plus en plus d’intérêt au niveau international.
En conclusion, cette découverte de sédiments contenant des terres rares lors de la mission en eaux profondes menée par le Japon représente une avancée significative dans sa quête d’indépendance vis-à-vis des minerais stratégiques chinois. Cette nouvelle pourrait avoir des répercussions non seulement sur l’économie japonaise, mais aussi sur la géopolitique mondiale.
