Depuis plusieurs années, le paysage de la distribution cinématographique en France est en pleine mutation. Avec l’émergence de plateformes de streaming et la concentration des grands circuits privés, certains distributeurs semblent privilégier systématiquement ces derniers au détriment des salles publiques. C’est ce que dénonce Patrice Bessac, maire de Montreuil et président d’Est Ensemble, dans une tribune publiée dans Le Monde.

Selon l’élu, certains distributeurs choisissent de restreindre voire de différer l’accès de nombreuses salles publiques aux films au moment de leur sortie nationale. Cette pratique, qui favorise les grands circuits privés, contribue à organiser une inégalité culturelle en privant certains publics de la diversité de l’offre cinématographique.

Cette situation est d’autant plus préoccupante dans les quartiers populaires et les territoires ruraux, où les salles de cinéma publiques sont souvent les seuls lieux de diffusion culturelle accessibles. En favorisant les grands circuits privés, les distributeurs risquent de creuser davantage les inégalités en matière d’accès à la culture.

Face à cette situation, Patrice Bessac appelle à une prise de conscience collective et à une mobilisation des acteurs du secteur cinématographique. Il invite les distributeurs à reconsidérer leur politique de diffusion et à favoriser une plus grande diversité des lieux de projection, notamment en soutenant les salles publiques.

En conclusion, il est essentiel de préserver la diversité et la richesse de l’offre cinématographique en France. En privilégiant systématiquement les grands circuits privés, les distributeurs prennent le risque de fragiliser les salles publiques et d’organiser une inégalité culturelle. Il est donc urgent de trouver des solutions pour garantir un accès équitable à la culture pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.