Le Burkina Faso vient de connaître un rebondissement majeur dans l’affaire impliquant l’ex-président de transition Paul-Henri Sandaogo Damiba. En effet, celui-ci vient d’être extradé par le Togo, où il était en exil depuis sa destitution par Ibrahim Traoré. Cette extradition fait suite aux accusations récurrentes de la junte de Ouagadougou, qui affirme que l’ancien lieutenant-colonel serait le cerveau de plusieurs tentatives de putsch, dont la dernière remonte au début du mois.
Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui avait pris la tête de la transition après la chute de l’ancien président Kafando, avait été renversé par Ibrahim Traoré, membre de la junte militaire qui a pris le pouvoir au Burkina Faso. Depuis lors, Damiba avait trouvé refuge au Togo, où il vivait en exil. Cependant, les autorités burkinabè n’ont eu de cesse de l’accuser d’être impliqué dans diverses tentatives de déstabilisation du pays.
Cette extradition marque un tournant dans cette affaire et soulève de nombreuses interrogations. En effet, certains se demandent si Paul-Henri Sandaogo Damiba sera jugé équitablement et s’il bénéficiera d’un procès juste. D’autres s’interrogent sur les conséquences que cette extradition pourrait avoir sur la situation politique déjà instable au Burkina Faso.
Il est important de souligner que cette affaire met en lumière les tensions et les rivalités politiques qui secouent actuellement le Burkina Faso. Alors que le pays tente de se reconstruire après des années de troubles et d’instabilité, l’extradition de l’ex-président de transition ne fait que renforcer les divisions au sein de la classe politique burkinabè.
En conclusion, l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba par le Togo vers le Burkina Faso marque un nouveau chapitre dans cette affaire complexe. Il reste à voir comment les autorités burkinabè vont gérer ce dossier et quelles seront les retombées de cette décision sur la situation politique du pays. Une chose est certaine : cette extradition ne manquera pas de susciter de vives réactions et de relancer le débat sur la stabilité politique au Burkina Faso.
