La mort de Franco racontée par l’écrivain Juan Goytisolo, il y a 50 ans dans « le Nouvel Obs »
Le 20 novembre 1975 marquait la fin d’une ère en Espagne avec la mort du dictateur Francisco Franco. Après une longue agonie, le pays se retrouvait à un tournant de son histoire. C’est dans ce contexte que l’écrivain espagnol exilé Juan Goytisolo a publié dans « le Nouvel Observateur » un texte intitulé « Requiem pour un Caudillo », dans lequel il livre une réflexion amère sur l’Espagne et la mort trop tardive de Franco.
Dans son article, Goytisolo exprime sa frustration face à la longévité du régime franquiste et à l’injustice que cela a représenté pour le peuple espagnol. Il dénonce la répression, la censure et la violence qui ont marqué le règne de Franco, ainsi que la complaisance de certains intellectuels et artistes envers le dictateur.
L’écrivain souligne également le contraste entre la mort de Franco, entourée de faste et de cérémonial, et la réalité de la souffrance et de la misère du peuple espagnol sous son règne. Pour Goytisolo, la mort du dictateur ne signifie pas la fin des maux qui ont gangrené l’Espagne pendant des décennies, mais plutôt le début d’un long processus de guérison et de reconstruction.
Aujourd’hui, 50 ans après la publication de cet article, l’Espagne a bien changé. Le pays a connu une transition démocratique réussie, mais les cicatrices du franquisme restent encore visibles dans la société espagnole. L’héritage de Franco continue de susciter des débats et des tensions, et la mémoire de cette période sombre de l’histoire espagnole est encore très présente.
En republiant « Requiem pour un Caudillo », le « Nouvel Observateur » nous rappelle l’importance de se souvenir du passé pour ne pas répéter les erreurs du passé. Juan Goytisolo nous offre une vision critique et lucide de l’Espagne de Franco, et nous invite à réfléchir sur les leçons à tirer de cette période sombre de l’histoire du pays.
En conclusion, la mort de Franco, racontée par Juan Goytisolo il y a 50 ans dans « le Nouvel Observateur », reste un témoignage poignant et nécessaire pour comprendre l’
