L’Ouganda, premier pays d’accueil des réfugiés en Afrique, commence à leur fermer la porte
Depuis plusieurs années, l’Ouganda est connu pour être l’un des pays les plus accueillants envers les réfugiés sur le continent africain. Cependant, cette politique d’ouverture semble désormais vaciller, alors que le pays a annoncé qu’il ne régulariserait plus les demandeurs d’asile en provenance de Somaliens, Ethiopiens et Erythréens. Cette décision a provoqué de vives réactions au sein de la communauté internationale et des organisations humanitaires.
Avec près de 1,93 million de réfugiés pour une population totale de 50 millions d’habitants, l’Ouganda est le premier pays d’accueil des réfugiés en Afrique. Depuis des décennies, le pays a été salué pour sa politique d’asile progressiste, qui permettait aux réfugiés de travailler, d’accéder à l’éducation et de se déplacer librement sur le territoire. Cependant, cette politique semble désormais remise en question.
Le gouvernement ougandais a justifié sa décision en affirmant que le pays ne pouvait plus supporter le flux continu de réfugiés et qu’il devait se concentrer sur la protection de ses propres citoyens. Cette annonce a été accueillie avec consternation par les organisations humanitaires, qui soulignent que les Somaliens, Ethiopiens et Erythréens sont souvent des populations particulièrement vulnérables, fuyant des conflits armés et des persécutions politiques.
Cette décision de l’Ouganda risque de créer une crise humanitaire majeure dans la région, alors que ces populations se retrouveront sans statut légal, sans accès aux services de base et exposées à de graves risques. De nombreux observateurs appellent le gouvernement ougandais à reconsidérer sa position et à continuer à jouer un rôle de premier plan dans l’accueil des réfugiés en Afrique.
En conclusion, l’Ouganda, premier pays d’accueil des réfugiés en Afrique, semble désormais prendre un virage plus restrictif en matière d’asile. Cette décision soulève de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir des populations vulnérables qui cherchent refuge dans le pays. Il est crucial que le gouvernement ougandais trouve un équilibre entre la protection de ses citoyens et le respect des droits des réfugiés, conformément
