Rachel Simon, militante pour le climat condamnée à six mois ferme : « Pas besoin d’avoir essayé la politique pour réaliser que ça ne marche pas »
Rachel Simon, une étudiante de 23 ans, a récemment été condamnée à six mois de prison ferme pour avoir aspergé de peinture à l’eau la façade de l’hôtel de Matignon en 2023. Cette militante pour le climat, connue pour son engagement sans faille en faveur de l’environnement, a choisi la désobéissance civile comme moyen de pression pour faire entendre sa voix. Cette condamnation judiciaire d’une sévérité inédite a suscité de vives réactions dans la société française, mettant en lumière le décalage entre les actions des militants écologistes et la réponse des autorités.
Lors d’une interview accordée au journal Le Nouvel Observateur, Rachel Simon est revenue sur les raisons qui l’ont poussée à passer à l’acte. Pour elle, la politique traditionnelle n’a pas su répondre de manière adéquate à l’urgence climatique. « Pas besoin d’avoir essayé la politique pour réaliser que ça ne marche pas », a-t-elle déclaré. Selon elle, les actions gouvernementales en matière d’environnement sont insuffisantes et ne correspondent pas à l’ampleur de la crise que nous traversons. C’est pourquoi elle a décidé de prendre les choses en main et de passer à l’action, quitte à en subir les conséquences.
Cette condamnation à six mois de prison ferme représente un tournant dans la lutte pour le climat en France. Alors que de plus en plus de jeunes se mobilisent pour demander des mesures concrètes en faveur de l’environnement, la répression judiciaire semble devenir de plus en plus forte. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre les militants écologistes et les autorités, qui semblent parfois prêtes à réprimer toute forme de contestation, même pacifique.
Malgré cette condamnation, Rachel Simon reste déterminée à poursuivre son combat pour le climat. Elle affirme ne pas regretter son geste et espère que cette affaire permettra de sensibiliser davantage la population à l’urgence écologique. « Nous n’avons plus le temps d’attendre, il est temps d’agir », a-t-elle déclaré. Cette jeune militante continue de croire en la force de la mobilisation citoyenne pour faire bouger les lignes et mettre la pression
