Emmanuel Macron a récemment suscité la polémique en appelant Éric Zemmour pour le féliciter de sa victoire aux élections régionales en Île-de-France, mais n’a pas fait de geste similaire envers Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis. Cette disparité dans le traitement des personnalités politiques a été vivement critiquée par Mathilde Panot, coordinatrice de la France insoumise.
Dans une déclaration publique, Mathilde Panot a dénoncé le fait que le président de la République « n’ait pas eu un mot » pour Bally Bagayoko, malgré les attaques racistes dont il a été la cible sur la chaîne de télévision CNews. Pour elle, ce silence de la part d’Emmanuel Macron est révélateur d’une certaine complaisance envers le racisme et la xénophobie.
En effet, Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis en juin dernier, a été la cible de propos haineux et discriminatoires sur CNews, où un chroniqueur a affirmé qu’il ne pourrait pas exercer correctement ses fonctions en raison de ses origines maliennes. Ces commentaires ont suscité l’indignation dans la classe politique et la société civile, mais le président Macron est resté silencieux.
Pour Mathilde Panot, cette omission est d’autant plus choquante que le chef de l’État a pris la peine d’appeler Éric Zemmour pour le féliciter de sa victoire électorale. Cette différence de traitement entre un candidat d’extrême droite connu pour ses positions racistes et un élu issu de la diversité interroge sur les priorités du président Macron en matière de lutte contre le racisme.
En conclusion, la réaction de Mathilde Panot met en lumière les contradictions du président Macron en matière de lutte contre le racisme. En privilégiant un appel à Éric Zemmour plutôt qu’à Bally Bagayoko, il envoie un signal ambigu sur sa volonté de combattre les discours haineux et les discriminations. Il est donc crucial que les responsables politiques condamnent fermement toute forme de racisme et fassent preuve de solidarité envers les victimes de ces attaques.
