En Birmanie, le chef de la junte se rapproche de la présidence

Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a franchi une nouvelle étape vers la présidence en étant élu vice-président par la chambre basse du Parlement ce mardi. Cette nomination marque un tournant dans la carrière de celui qui a orchestré le coup d’État de 2021, renversant ainsi le gouvernement civil dirigé par Aung San Suu Kyi.

Min Aung Hlaing, âgé de 65 ans, est un militaire de carrière qui a gravi les échelons pour devenir le chef de l’armée birmane en 2011. Depuis le coup d’État de l’année dernière, il exerce le pouvoir de facto et a été critiqué par la communauté internationale pour la répression brutale des manifestations prodémocratie qui ont suivi sa prise de pouvoir.

Sa nomination en tant que vice-président le rapproche un peu plus de la présidence, conformément à la Constitution birmane qui stipule que le chef de l’État doit être élu par un collège électoral composé des membres des deux chambres du Parlement et de représentants des forces armées. Min Aung Hlaing devra toutefois abandonner ses fonctions militaires pour pouvoir accéder à la présidence.

Cette nouvelle étape suscite de vives réactions de la part de l’opposition birmane et de la communauté internationale, qui voient en Min Aung Hlaing un symbole de la répression en Birmanie. Le retour à un régime militaire après des années de transition démocratique inquiète les défenseurs des droits de l’homme et les partisans de la démocratie dans le pays.

En conclusion, l’élection de Min Aung Hlaing en tant que vice-président constitue un pas de plus vers la présidence pour le chef de la junte birmane. Cette nomination soulève des interrogations quant à l’avenir de la démocratie en Birmanie et suscite des inquiétudes quant au respect des droits de l’homme dans le pays. La communauté internationale continuera de surveiller de près l’évolution de la situation politique en Birmanie.